Archive pour la catégorie ‘Éditoriaux et débats’

J’avoue que je ne comprends pas la raison qui a amené la Chambre de commerce de Lévis à ressortir, pendant la campagne électorale, le dossier d’un tunnel entre la rive Nord et la rive Sud du St-Laurent.

Je ne comprends pas non plus la raison pour laquelle les coûts associés à ce tunnel seraient, en 2014, moins chers que ceux de la proposition de 1999. À première vue, cela paraît, à tout le moins, fort optimiste, voire même irréalistes.

Enfin, il me semble que ce moyen de transport vise, au même titre que des autoroutes, à favoriser le déplacement par automobile et ce, dans un ère où bien des spécialistes s’entendent pour dire que c’est le transport en commun qui est le moyen le plus susceptible d’être efficace pour limiter la congestion routière. Pour quelle raison la Chambre de commerce ne s’est-elle pas penchée sur le sort, de plus en plus précaire, du tramway? D’autant que la réalisation de ce projet devrait selon les estimés préliminaires qui ont circulé dans les médias semblaient équivalant à ceux cités par le maire Labeaume – avouons toutefois que monsieur Labeaume n’est pas un spécialiste sur le sujet, mais le chiffre cité semble raisonnable, considérant les coûts généralement associés à des tunnels, il n’y a qu’à citer, à ce titre, le prix du prolongement du métro vers Laval dont les coûts se sont avérés beaucoup plus élevés que ceux prévus au départ.

Soulignons également qu’un moyen de transport collectif est appelé à desservir toutes les catégories de personnes, pas seulement celles qui possèdent des véhicules automobiles, que la mise en œuvre du tramway pourrait favoriser la réduction des gaz à effets de serre dans la région, ce qui n’est pas négligeable si l’on songe aux avertissements sérieux qu’a lancé très récemment le GIEC (groupe intergouvernemental d’experts sur le climat). Le plan d’action proposé par ce groupe, plan qui doit être dévoilé le 13 avril, souligne, selon un article du Devoir, qu’un virage important vers des énergies renouvelables est nécessaire pour éviter la hausse dévastatrice du niveau des mers, les inondations et autres conséquences du réchauffement. C’est donc dire qu’un tramway serait beaucoup plus adapté au contexte climatique dans lequel nous vivons si nous ne souhaitons pas que les événements extrêmes se multiplient toujours davantage.

 

 

La densité urbaine est un enjeu très important dans le développement de nos villes. On l’a constaté lors de la dernière campagne électorale, on peut aussi en entendre parler à chaque fois qu’un projet est présenté par un promoteur.

C’est pourquoi j’ai trouvé intéressant d’écouter un expert exposer son point de vue sur le sujet, c’est pourquoi je suis allée entendre Rémi Morency, architecte et urbaniste, le 26 mars dernier à Québec. Cette conférence intitulée « Densité urbaine ou reconstruire la ville sur la ville » était, cette fois là, une initiative de plusieurs conseils de quartier.

J’ai retenu plus particulièrement certains propos de monsieur Morency. À titre d’exemple, il a précisé qu’il serait grandement préférable que les citoyens soient consultés le plus tôt possible à propos de projets de développement immobilier, idéalement au moment de l’idéation d’un projet et tout au long du processus. De plus, il conviendrait de consulter largement et non les seuls groupes militants.

Si on le reprend par quartier, cela suppose une de développer une connaissance fine du quartier visé pour s’approprier le territoire. Acquérir une telle connaissance est un processus qui doit être encadré par des allers-retours avec les citoyens afin de que tous puissent disposer des moyens nécessaires pour saisir les enjeux et les moyens à mettre en place pour atteindre l’objectif visé. Un tel processus de consultation peut sembler coûteux, mais ce l’est sans doute moins que de réaliser certaines manœuvres visant à déroger de la réglementation.

Rappelons que la densification est une bonne chose parce que l’étalement a des impacts de toutes sortes, environnementaux, économiques, sociaux, etc. Une norme utilisée par certains des architectes cités lors de cette conférence est celle du pourcentage d’enfants qui peuvent se rendre à l’école à pieds à tous les jours. À Stockholm, ce serait 95% des enfants qui iraient à l’école de cette façon alors que la proportion est très sensiblement moindre au Québec.

La densification devrait s’organiser autour de moyens de transports actifs (vélos, à pieds) ou collectifs et toutes les clientèles doivent être prises en compte. Il doit y avoir également « marchabilité » du territoire, c’est-à-dire des espaces facilement utilisables par toutes sortes de clientèles, pas seulement les automobilistes.

Dans la perspective de reconstruire la ville sur la ville, la densité urbaine ne peut se concrétiser au cas par cas, projet par projet, mais plutôt dans une perspective de quartier pris dans son ensemble à tout le moins. Voir à la cohérence du développement du territoire s’avère très important dans la perspective où on s’oriente vers des milieux de vie de qualité pour tous.

Enfin, il faut souligner que dans les espaces publics d’une ville densifiée, le piéton doit se sentir à l’aise. On peut donc voir comme nécessaire un plan d’amélioration du cadre de vie quand on pense à une densification urbaine.

Le rôle de l’architecte en est un, selon monsieur Morency, de concertation entre les élus et les citoyens. Ces derniers auraient intérêt à demander l’avis de certains de ces professionnels dans leurs discussions avec la Ville sur les projets immobiliers.

 

en lien avec l’Info@lettre d’avril 2014 sur le travail post-retraite

La capsule vidéo présente deux entrepreneurs d’origine française j’imagine qui mettent de l’avant l’importance de pouvoir puiser dans le bassin de personnes retraitées de 60 ans ou davantage pour combler certains besoins de main-d’oeuvre.

Ces personnes présentent l’expertise de retraités de façon très positive et signalent que plusieurs des retraités ont le goût de pouvoir transmettre une partie de leurs connaissances à la génération plus jeune.

Comme ce sont des entrepreneurs, leurs homologues, pourraient y trouver une motivation pour rechercher dans le bassin des personnes retraitées, certaines compétences qui leur manquent au sein de leur organisation.

Pour l’instant, au Québec, le discours sur l’importance de la rétention au travail des personnes vieillissantes est fréquent, mais qu’en est-il au juste dans la pratique? De plus, les employeurs sont-ils prêts à faire une gestion différente des travailleurs pour accommoder les retraités ainsi recrutés, c’est-à-dire par exemple un travail qui n’exigerait pas une présence à temps plein sur les lieux de travail? Les employeurs croient-ils réellement à la compétence des personnes retraitées?

 

En référence à l’Info@lettre d’Avril  2014,

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Jean Carette

Jean Carette

Michel LIZÉE est pour moi un véritable militant syndical, dans la pure tradition du SCFP. Fiduciaire du régime de retraite de l’Université du Québec pendant plus de 10 ans, j’ai eu l’occasion d’apprécier sa vive intelligence et ses talents de stratège. Souvent, il a réussi à nous sortir des impasses et des embûches, nombreuses en ce champ des régimes complémentaires de retraite où dominent le plus souvent des intérêts corporatifs, côté employeur et …employés.

Michel ne comptait ni son temps ni sa peine, expliquant et «vulgarisant» les aspects les plus techniques avec clarté et précision.  Michel dispose de talents pédagogiques exceptionnels, résultat d’un travail constant d’analyse. Michel  voyait plus loin et plus vite que tout le monde et les syndiqués lui doivent beaucoup.

Mais Michel était aussi un meneur syndical et un militant extraordinaire. Il y a laissé une grande part de sa santé, et j’espère qu’il saura aménager un long temps de retraite active et sereine. Je lui renouvelle publiquement mon amitié. Va, camarade, le vieux monde est derrière toi !

En référence à l’Info@lettre d’Avril  2014,

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Jean Carette

Jean Carette

Voici un exemple ou plutôt un certain type de coopération entre chercheurs de France, du Québec et de Suisse. Y est présenté un modèle d’approche écologique, selon laquelle tout est question d’interactions entre le sujet et son environnement. Jamais ne nous parlera-t-on des rapports sociaux, des inégalités et des pouvoirs pour expliquer les racines sociales des difficultés vécues et subies sur le parcours du vieillissement. Du coup, le blabla gérontique est ici de rigueur, et les fonds obtenus pour ces recherches francophoniques sont ici dépensés pour enfoncer des portes ouvertes, baratiner sur des évidences et se placer en bonne position dans un champ idéologique et non scientifique. Les  «experts» français sont excellents dans cet art de pirouetter. Ah , misère !

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François TComme au Québec et au Canda, les dirigeants français s’attaquent aussi aux retraites des aînés.  Cependant, contrairement à ce qui se passe ici, les retraités français sont réunis dans leurs organisations syndicales et luttent au côté des syndiqués pour protéger et améliorer leur sort et celui des futurs retraités.

 Pour ce faire ils s’organisent pour faire une lutte politique dans les instances locales et régionales.

 Au lieu d’ignorer leurs anciens membres retraités ou de les envoyer jouer aux quilles ou aux cartes, nos syndicats devraient s’inspirer de l’exemple français et garder les retraités dans leurs rangs pour profiter de leurs expériences pour lutter pour les acquis et l’amélioration des conditions de vie de tous, travailleurs et retraités.

En référence à l’Info@lettre d’Avril  2014,

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François TMalheureusement l’appel de l’AQRP n’a pas été entendu.  Au débat des chefs la situation des aînés et des retraités a été complètement évacuée.  On dirait que les aînés sont devenus invisibles et chaque parti prend leur vote pour acquis.

Il faut en finir avec le discours ambiant et dominant qui considère le vieillissement de la population comme une catastrophe ou un «tsunami gris».  Les aînés ne sont pas tous dans les CHSLD à l’article de la mort.  La très grande majorité est en meilleure santé que leurs prédécesseurs et jouent un rôle actif dans la société.  Que l’on pense aux centaines de milliers d’heures de bénévolat qu’ils accomplissent et dont la valeur a déjà été évaluée en milliards de dollars que les gouvernements épargnent.  Ils constituent aussi une cohorte de consommateurs qui contribuent à enrichir les coffres gouvernementaux.

Mais (il y a toujours un mais) les régimes de retraites et les ressources financières des retraités subissent des attaques des gouvernements locaux, provinciaux et fédéraux.  Employeurs et gouvernements veulent se dégager de leur responsabilité sociale de contribuer aux revenus de retraite.  Dans le sillage du rapport D’Amours, on veut inciter les aînés à travailler plus longtemps et à rejeter sur les seuls individus la responsabilité de la sécurité financière à la retraite.

La sécurité financière à la retraite est une responsabilité collective et les gouvernements ont un rôle primordial à jouer dans cette situation.

En référence à l’Info@lettre d’Avril  2014,

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François TEncore une fois le roitelet de Québec insulte ses employés en traitant les pompiers «d’ennemis des payeurs de taxes».  J’en ai vraiment marre de ces déclarations à l’emporte-pièce de ce petit Napoléon qui a réussi à entraîner dans sa campagne de dénigrement les maires de plus grandes villes du Québec, dont Montréal.  Tous deux unis contre leurs employés.

 Je rappelle à ces messieurs dames que les employés et les retraités des Villes ne sont pas responsables des déficits des caisses de retraite.  Ceux-ci ont toujours payé 100% de leurs cotisations à la caisse de retraite.  Ils se sont privés d’une partie de leur revenu de travail en demandant à l’employeur de verser dans la caisse une partie de leur salaire.  Cette cotisation de l’employeur c’est du salaire différé, dans le but d’assurer un revenu à la retraite.

 Or, beaucoup d’employeurs, dont les municipalités ont pigé dans la caisse en se payant des congés de cotisations quand il y avait des surplus.  De plus les gestionnaires de ces caisses sont les employeurs qui ont eux-mêmes mis en péril la santé financière de ces caisses.  L’argent dans la caisse n’appartient pas à l’employeur.  C’est un patrimoine fiduciaire dont la seule fin est de payer des rentes aux bénéficiaires.  En venant piger dans la caisse, les employeurs ont réduit les salaires de leurs employés rétroactivement.

Encore une fois le roitelet de Québec insulte ses employés en traitant les pompiers «d’ennemis des payeurs de taxes».  J’en ai vraiment marre de ces déclarations à l’emporte-pièce de ce petit Napoléon qui a réussi à entraîner dans sa campagne de dénigrement les maires de plus grandes villes du Québec, dont Montréal.  Tous deux unis contre leurs employés.

Je rappelle à ces messieurs dames que les employés et les retraités des Villes ne sont pas responsables des déficits des caisses de retraite.  Ceux-ci ont toujours payé 100% de leurs cotisations à la caisse de retraite.  Ils se sont privés d’une partie de leur revenu de travail en demandant à l’employeur de verser dans la caisse une partie de leur salaire.  Cette cotisation de l’employeur c’est du salaire différé, dans le but d’assurer un revenu à la retraite.

 Or, beaucoup d’employeurs, dont les municipalités ont pigé dans la caisse en se payant des congés de cotisations quand il y avait des surplus.  De plus les gestionnaires de ces caisses sont les employeurs qui ont eux-mêmes mis en péril la santé financière de ces caisses.  L’argent dans la caisse n’appartient pas à l’employeur.  C’est un patrimoine fiduciaire dont la seule fin est de payer des rentes aux bénéficiaires.  En venant piger dans la caisse, les employeurs ont réduit les salaires de leurs employés rétroactivement.

En référence à l’Info@lettre d’Avril  2014,

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Jean-Guy Daigle

Photographie de Jean-Guy Daigle

Voilà qu’un bilan des CSSS après 10 ans annonce des résultats fort douteux. Je fus au tout début de la réforme Couillard dans un Conseil d’administration qui avait justement pour mandat de mettre en branle cette fameuse réforme. En effet, à titre de vice-président du Comité des usagers de l’Hôpital Honoré-Merci, je fus délégué pour être de la quinzaine de ce premier CA. Je ne peux pas ne pas évoquer le difficile regroupement de deux points de service : celui de la région de St-Hyacinthe avec celui de Beloeil-St-Hilaire-St-Bruno. Pas d’économie après dix ans, c’est un peu désastreux, non? Les CLSC ne répondent pas plus aux attentes répétées des milieux. Ne voulait-on pas améliorer la première ligne? Et dire qu’au moment où je commente ce bilan négatif, le même super ministre de l’époque après un cheminement professionnel très questionnable, veut diriger le futur gouvernement. J’avoue que de voir potentiellement Gaétan Barrette prendre le ministère de la santé m’inquiète au plus haut point. Je veux bien comprendre que la santé est une des priorités de la campagne en cours mais les solutions tardent à se concrétiser, c’est le moins qu’on puisse dire.

En référence à l’Info@lettre d’Avril  2014,

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Jean-Guy Daigle

Jean-Guy Daigle

Vieillir n’est jamais chose facile pour quiconque d’abord et encore plus parce que nous devons graduellement faire des deuils. Les réflexes sont moindres, la mémoire fait défaut, la distraction s’empare de nous quoi qu’on fasse. Perte d’autonomie et besoin de l’autre pour faire des tâches qu’on se plaisait à faire seul quand ça nous le disait.  La distraction n’est pas tolérable quand cela peut nous conduire à faire des actions dangereuses pour soi et pour les autres. En particulier dans la conduite automobile. Pourquoi ne pas faire appel à un taxi pour conserver une certaine liberté!  Je me souviens qu’il a été difficile à mon père de se départir de son auto. Cela s’est fait au moment où il a vendu sa maison pour aller vivre dans un centre pour personnes âgées qui n’avait pas de stationnement. Ce fut ma chance sinon je me serais obstiné avec lui pour qu’il consente à la vendre car sa conduite vers la fin, même si ses trajets étaient très courts, pouvait être dangereuse. 

En référence à l’Info@lettre d’Avril  2014,

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Jean-Guy Daigle

Jean-Guy Daigle

De nouvelles tendances dans la vie des personnes âgées s’installent depuis une vingtaine d’années. Oui, il leur importe de vivre en couple de plus en plus malgré l’âge. Cela s’explique sans doute par l’augmentation de l’espérance vie d’une part. Et la différence d’âge diminue entre l’un et l’autre conjoint. J’ajouterais que la solitude pèse davantage, le bonheur de retrouver une compagne ou d’un compagnon est tout à fait souhaitable Conséquence : ils vivent plus longtemps, l’un supportant l’autre. Ce qui n’empêche pas qu’il y ait plus de divorces ou de séparations, comme la constante de la société. Les futurs aînés vont se démarquer sans doute par rapport à ceux qui les précèdent en étant susceptibles par exemple de former une seconde union après rupture. Le portrait rapidement évoqué origine d’une étude datant de 1981-2011. Et qu’en sera-t-il pour les prochaines décennies?

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François TDepuis ce reportage, Québec a donné son appui à la demande de hausser les prestations du RRQ et RPC à 50% du salaire industriel moyen.  Pourtant Ottawa refuse obstinément de donner suite à cette requête de 7 provinces canadiennes regroupant plus de 50% de la population canadienne.  L’Ontario

 Et cette obstination repose sur des raisons idéologiques.  Le gouvernement Harper hausse l’âge pour toucher la PSV de 65 à 67 ans.  On instaure des CÉLI, des RVER, etc.  On transfère la responsabilité de la retraite sur les épaules des individus.  Comment voulez-vous épargner pour la retraite quand tout le salaire sert à payer le loyer, les transports, l’éducation des enfants, la nourriture et qu’il ne reste plus rien pour les loisirs.  Alors la retraite, c’est bien loin.  Il faut des régimes publics bien financés par les gouvernements les employeurs et les individus.  La clé pour assurer une retraite décente pour tous passe par des régimes collectifs.

Je suis allée à une rencontre d’information sur la Commission d’urbanisme de la Ville de Québec le mercredi, 19 mars dernier, rencontre tenue à l’Église St-Dominique, à la demande du Conseil de quartier de Montcalm.

Des informations sur le mandat, la composition de cette Commission ont été transmises par un chef d’équipe travaillant au sein de la Commission.

J’avoue que j’ai été plus particulièrement interpellée par deux éléments qui ont été explicités dans ce cadre. D’abord l’angle sous lequel sont traités les dossiers soumis à la Commission est celui du service-client. À première vue, cela semble raisonnable, mais pour la Commission, seuls les promoteurs sont considérés comme des « clients ». Pourtant, les citoyens qui vivent dans les quartiers où pourraient être réalisés les projets présentés, ont des choses à dire sur des projets appelés à transformer la trame urbaine de leur milieu immédiat. Quant à la composition de la Commission, il apparaît qu’elle est constituée d’élus de la Ville et de spécialistes, architectes, designers urbains, par exemple. Il n’y a pas de citoyens qui participent aux discussions, voire qui assistent aux discussions programmées de façon hebdomadaire (50 fois par année).

Ces deux éléments soulèvent de sérieuses questions. Pour quelle raison ne pas considérer les citoyens au même titre que les promoteurs dans la fameuse approche-client retenue par la Commission? Les citoyens devraient avoir le droit de s’exprimer sur des éléments qui changent leur milieu de vie immédiat et il existe déjà une instance chargée de refléter leur point de vue, les Conseils de quartier. L’absence des citoyens de ce processus laisse croire que du point de vue de la Ville, le développement de celle-ci peut se concrétiser sans que les citoyens y soient associés au départ.

Toutefois, il est vrai que lorsque certains projets sont rejetés par les citoyens, malgré l’avis favorable de la Commission d’urbanisme, ceux-ci peuvent se mobiliser et s’engager dans un processus très lourd, celui du référendum, pensons à deux exemples récents dans l’arrondissement La Cité-Limoilou, ceux des Ilots Irving et Esso. Cet exercice qui survient en bout de course, après qu’un promoteur ait travaillé pendant une période plus ou moins longue de temps, n’est pas sans susciter du mécontentement, voire de la méfiance de part et d’autre. En conséquence, ne serait-il pas plus opportun d’associer plus étroitement les citoyens au développement de leur quartier et non les seuls spécialistes? Ne serait-ce pas là une forme plus enracinée de démocratie citoyenne? Une démocratie du XXIème siècle dans laquelle toutes les parties sont légitimées de se faire entendre et non les seuls spécialistes d’un domaine, il me semble que comme société, nous avons dépassé la mystique de l’expertise qui est supposée avoir toutes les réponses aux questions et ne peut se tromper pas.

Après tout, la Ville existe par et pour les citoyens! c’est un élément important à ne pas oublier dans le contexte où les maires de la Métropole et de la Capitale demandent au gouvernement du Québec un statut particulier et des pouvoirs accrûs.

 

 

 

 

Pourquoi ça ne me surprend pas que des citoyens de Sillery soient devant les tribunaux à propos d’un projet de développement? Ces personnes, voisines du Domaine St-Dominique veulent faire annuler un règlement qu’elles jugent « illégal », la Ville aurait outrepassé ses pouvoirs en l’adoptant, toujours à leur point de vue.

Les exemples de litiges entre la Ville de Québec et les citoyens à propos de développement immobiliers commencent à être nombreux, on peut penser au cas de l’Ilot Irving, il y a quelques années, où s’est tenu un référendum que les citoyens ont gagné. Il en a été de même, plus récemment, avec le dossier de l’Ilot Esso, l’automne dernier. On peut aussi évoquer le cas du développement Ste-Maria Goretti à Charlesbourg où la Ville a utilisé une clause de sa charte selon laquelle un projet de 25 000 m2 ne pouvait faire l’objet d’un processus référendaire pour imposer sa volonté de voir construire ces édifices à condo, malgré la volonté populaire exprimée clairement à l’encontre dudit projet.

À chaque fois que les citoyens prennent position sur un projet, la Ville, ou l’équipe Labeaume, réagit en qualifiant les opposants d’ « anti-tout », sans vraiment se questionner sur les raisons qui suscitent cette réaction et sans essayer de voir comment les relations entre la Ville et les citoyens pourraient être améliorées.

Je suis persuadée que la majorité des citoyens sont favorables au développement de leur quartier, mais ce développement doit se concrétiser selon une vision avec laquelle ils pourraient s’avérer en accord, un développement qui ajoute de la qualité à la vie environnante et qui ne perturbe pas de façon immodérée les spécificités de leur quartier, donc un développement qui s’intègre de façon harmonieuse dans leur environnement immédiat. Je suis également convaincue que si les citoyens étaient mieux associés au processus de développement de leur quartier, s’ils n’étaient pas mis devant le fait accompli, soit devant un projet tout ficelé, ils auraient une écoute plus positive. Mais la Ville n’a pas l’air de s’engager dans ce sens là. Pourtant, ce sont des citoyens qui ont élu l’équipe Labeaume et non des promoteurs. Il est sûr qu’une Ville doit avoir des projets, que les promoteurs représentent des acteurs importants, mais ils ne sont pas les seuls, les citoyens doivent aussi être pris en considération.

 

 

En référence à l’Info@lettre de Mars  2014,

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J’attends le commentaire du baobabier sous le baobab….

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Monik Faucher

Monik Faucher

Une personne âgée à qui l’on donne raison… c’est assez rare merci! Cette dame Française de 81 ans prénommée Christine a osé dénoncer et publié en mentionnant de nombreuses situations concrètes vécues par d’autres et par elle-même, car elle a séjourné quatre années dans ce luxueux centre de Brest qu’elle qualifie de « gagatorium ». En explorant davantage sur Internet, j’ai trouvé 2550 résultats la concernant, ce n’est pas rien! Tout est très intéressant à son sujet, mais ici, il y en aurait trop à dire… Faites comme moi, allez la voir et l’écouter. Ce qui est le plus frappant dans cette histoire c’est qu’elle a vite pris conscience que dans ce centre, elle perdait toute dignité, à commencer par ne pas être écoutée… Elle qualifie ainsi ces lieux pour personnes âgées « piège à vieilles mémés et pièges à grand-père… » Elle est la preuve vivante qu’elle n’est pas si « gaga »… Chapeau Madame Christine Ravenne!

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Monik Faucher

Monik Faucher

Une autre belle cuvée de Bernard Emond. Elle sera bonne à déguster, profitons-en! Peu d’acteurs, images à la fois sobres et lumineuses, paroles qui ont du poids… c’est son genre! Les personnages [principal semble être intéressant : médecin, homme de science célèbre atteint d’une maladie incurable, vieillissant, insomniaque, mal marié, père d’une ado qu’il ne comprend pas, etc. Un homme qui revisite sa vie… Et voilà, la table est mise… J’ai bien hâte de voir ce film, je n’en manque aucun de cet homme. Ce film prendra l’affiche ‘à l’automne 2015…

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Jean-Guy Daigle

Jean-Guy Daigle

Le vieil âge devient un sujet d’actualité. Et c’est tant mieux! Sans doute qu’une société vieillissante comme la nôtre a besoin qu’on la traite avec tous les égards.  Non, ce ne devrait pas être un sujet tabou. Déjà Fernand Dansereau nous avait offert un excellent documentaire ayant comme titre  «Le vieil âge et le rire» qui nous interpelait. J’ai toujours en tête le livre «La petite et le vieux» de Marie-Renée Lavoie qui attira beaucoup de lecteurs.  Et voilà maintenant que le grand cinéaste Bernard Émond a trouvé le financement pour réaliser un rêve en tournant un film à partir d’une nouvelle d’A. Tchekhov. Le film qu’il s’apprête à tourner raconte ce qui suit : «L’histoire est celle de Nicolas (Savoie), médecin et homme de science célèbre atteint d’une maladie incurable. Vieillissant, insomniaque, mal marié, père d’une adolescente qu’il ne comprend pas, la seule chose qui le rattache à la vie est l’affection de sa fille adoptive, Katia (Pelletier). Mais Katia, dans la trentaine, a abandonné le métier de comédienne et se débat dans une profonde mélancolie. Nicolas est impuissant devant son désarroi. Lui qui a consacré toute sa vie à ses travaux scientifiques, il se rend compte qu’il est passé à côté de l’essentiel. Confronté aux grandes questions de l’existence à travers l’angoisse de Katia, il se sent aussi démuni qu’elle devant le vide de sa propre vie et l’imminence de sa mort.»  Il faudra donc surveiller sa sortie.

En référence à l’Info@lettre de Mars  2014,

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Monik Faucher

Monik Faucher

J’ai fouillé pour en savoir plus sur ce livre; il permet d’y voir plus clair quant aux ressources disponibles, crédits d’impôt, équipement prêt. En CLSC, liste de critères pour choisir une résidence, sans oublier les aspects psychologiques à considérer. L’auteur nous rappelle qu’environ 80 % des parents vieillissants reçoivent des soins de leurs proches immédiats, filles ou fils. Cela oblige à des bouleversements et de la réorganisation familiale…

Le titre de ce livre fait prendre conscience que les aidants sont plus « naturels » que jamais. C’est curieux, mais dans notre société présente, ça semble être tellement « hors de l’ordinaire » alors que dans les familles d’autrefois et dans bien d’autres coins du monde, c’est dans l’ordre du « normal-naturel » de s’occuper de nos parents, plus encore de cohabiter avec eux. Autres temps, autres mœurs!

En référence à l’Info@lettre de Mars  2014,

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Monik Faucher

Monik Faucher

Il s’agit ici d’une étude sur le fait que subir le racisme provoquerait un vieillissement précoce. Le débat est lancé. Semble-t-il qu’outre les inégalités sanitaires qui entrent en ligne de compte, oui il semble que  les actes racistes risquent d’engendrer passablement de stress. Les préjugés existent, il n’y a aucun doute; cependant, l’étude va beaucoup plus loin en explorant sociologie, médecine et génétique. Ce n’est pas d’hier non plus que le racisme mine les personnes visées… Pourtant, j’aime me rappeler la définition de Gilles Vigneault : le racisme c’est la peur de l’autre!

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  • Plus je vieillis moi-même, plus je constate que l’enfance et la vieillesse, non seulement se rejoignent, mais encore sont les deux états les plus profonds qu’il nous soit donné de vivre MARGUERITE YOURCENAR
    Wikipedia
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