| 21 janvier 2012 |
![]() Un sociologue, une environnementaliste, des représentants d’associations d’aînés, membres et militants actifs, une députée et son attaché politique, deux artistes, un ingénieur, un généalogiste et quelques jeunes bien décidés à partager leur point de vue. En bref, voici quelques idées qui ont été échangées :
Et puisque nous avons parlé d’agir,
Un grand merci aux participants pour leur encouragement concret à notre mission ! Jean Carette, Président d’espaces 50+ |
| 10 juin 2011 |
Ce fut une matinée magnifique de vérité et de sens, de sincérité et de profondeur. Le vieillissement perçu, traité, vécu comme une aventure, une libération, une retrouvaille avec soi et avec autrui, remplie des disponibilités de l’enfance et des atouts de la maturité. Du fond de mon coeur, un vrai merci pour ce flux régénérateur de vie et d’humanité.
Du fond de mon coeur, un merci fort à chacune et à chacun. Bon été, d’un commencement à l’autre, et à bientôt! Avec Montaigne en cadeau :
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| 4 décembre 2010 |
Au Centre communautaire de la Maison des aînés Hochelaga-Maisonneuve 1620, AV de La Salle, Montréal (entrée par le sous-sol) "Malgré la corruption, faut-il faire encore confiance à nos politiciens et aux institutions publiques ?" Nous demandions aux aînés de se faire accompagner par un jeune de son entourage afin d’équilibrer la représentativité intergénérationnelle. Pour nous permettre de défrayer les coûts de cette activité nous demandions une contribution volontaire de 1$ ou plus. Pour en savoir plus |
| 2 octobre 2010 |
Une rencontre très intéressante rassemblait plus de 25 personnes en ce samedi matin du 2 octobre 2010. C’était l’occasion pour Espaces50+ de tenir un Café des Âges sur «Le droit de mourir dans la dignité». Ce thème d’une très grande actualité engage inévitablement chacun de nous. M. Jean Carette donna d’abord quelques précisions sur des termes qui sont sur toutes les lèvres : euthanasie, suicide assisté, soins palliatifs, contrôle de la douleur et sédation, etc.
Plusieurs questions sont mises de l’avant pour débuter l’échange. C’est quoi vivre dans la dignité? A-t-on tendance à refuser cette échéance qu’est la mort? A-t-on davantage peur de la souffrance que de la mort? Pourquoi associe-t-on toujours le mot dignité au « mourir », alors que la dignité devrait nous accompagner tout au long de la vie? On nous a communiqué une statistique importante : seulement 20 % des patients en phase terminale bénéficient actuellement de soins palliatifs. Un sondage récent rapporté dans La Presse mentionne aussi que 71 % des Québécois souhaitent la légalisation de l’euthanasie. Si l’on se fie aux prises de positions des membres réunis, une majorité semblait souhaiter une loi pour décriminaliser l’euthanasie. Unanimement, on refuse pour soi et les siens l’acharnement thérapeutique. M. Carette évoqua l’interview réalisée avec le biologiste et éthicien David Roy pour le compte de Radio Ville-Marie. Celui-ci s’est prononcé contre la législation de l’euthanasie, car dans le concret, il aurait peur. Selon lui, pour la majorité de nos hôpitaux, le malade n’est pas au centre de leurs préoccupations. Dans nos échanges, il a été beaucoup question des soins palliatifs : ceux-ci n’évitent pas la souffrance, mais ils l’accompagnent, le sédatif n’étant administré que pour atténuer la douleur. La souffrance peut ne pas être que négative, ce sont les gens qui souffrent qui sont dépassés par la douleur. M. Carette souligna que le mot « palliatif » provient du latin pallium qui signifie le manteau qui habille et protège. Suite à des témoignages et des exemples concrets, plusieurs s’interrogent sur la cruelle réalité de la maladie d’Alzheimer. Plusieurs peuvent mettre un nom à des personnes qui se voient « mourir vivantes. » Elles cessent de vivre avant de mourir. La perte de dignité se situe davantage dans l’impuissance et la perte d’autonomie. Cette terrible maladie qui fait des progrès ici comme ailleurs, on ne sait trop comment l’aborder. Pour en parler adéquatement, il faut recevoir une formation. Les morts difficiles que plusieurs ont relatées ce matin sont à situer dans la rassurante réalité d’être bien entouré. On a porté cela ensemble… on s’est couvert ensemble avec le manteau qui vient pallier… Un tel débat nous amène plus de questions que de réponses. Comme par exemple, est-ce que la décision du mourir appartient à chaque individu? Est-ce un droit démocratique? M. Carette mentionna que l’expression « c’est moi qui décide » est liée à la modernité; jamais auparavant on n’aurait dit cela. Quand on dit « la vie m’appartient », est-ce réel et juste? Le principe du droit à la vie m’appartient-il? Est-ce quelque chose qui doit être géré collectivement? Autrefois, on était entouré par la communauté, mais aujourd’hui on est seul et on est à la recherche de bien des raisons de vivre. On souhaite la solidarité, mais où est-elle? D’où l’importance de recréer de tels réseaux. Dans bien des hôpitaux, le bien-être des malades n’est pas prioritaire. Supposément, c’est un lieu pour protéger la vie! Alors que de plus en plus, bien des drames et des événements se vivent dans la clandestinité et dans l’anonymat. Débat très enrichissant qui aurait pu se poursuivre. Cela est d’autant plus vrai que c’est notre propre fin de vie et celle de notre entourage dont il est question. On doit surtout se rappeler ceci : «quand on parle de la mort, on parle de la vie». Le Rendez-vous des générations de l’Institut du Nouveau Monde entre dans sa troisième phase, celui des rendez-vous régionaux. En chemin donc vers un nouveau contrat social des générations à définir au printemps 2011 par une Déclaration des générations. Monik Faucher |